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BANGKOK 18 November 2019 01:34
Le Modérateur

Le report des élections n'affecte pas la popularité du gouvernement, dit Chan-o-cha. Certains ne sont pas persuadés

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Le report de 90 jours de l'application de la loi électorale n'affectera pas la popularité du gouvernement, a déclaré hier le Premier ministre Prayut Chan-o-cha.

Prayut a dit qu'il tiendrait sa promesse et continuerait à suivre la feuille de route. "Je promets la même chose, et rien n'a changé", a déclaré le Premier ministre après avoir prononcé un discours lors de la célébration du 60ème anniversaire de l'Ecole préparatoire des Forces Armées.

Toutefois, le premier ministre a refusé de dire si la décision de l'Assemblée législative nationale de reporter la mise en œuvre du projet de loi sur les élections législatives serait le dernier retard avant les élections générales (prévues initialement il y a bien longtemps), affirmant que ce n'était pas lui qui avait causé le dernier report.

Il a demandé aux médias de ne pas influencer la population.

Le Premier ministre a également déclaré qu'il ne pouvait pas confirmer la date des élections, car il n'était pas en mesure de forcer les procédures. Le processus judiciaire, a-t-il ajouté, n'était pas encore terminé, car un comité mixte d'examen des lois serait mis en place si des divergences étaient soulevées par ceux qui s'inquiéteraient de la légalité du projet de loi.

La mission de la junte (mot prononcé par Chan-o-cha) devrait être achevée conformément au calendrier prévu dans la feuille de route, a-t-il ajouté.

Entre-temps, le président de l'Assemblée législative nationale (ANL), Pornpetch Wichaicholchai, a défendu le report de l'application du projet de loi, estimant qu'il permettait aux partis politiques d'organiser des primaires.

Article du Nation

https://www.thaivisa.com/forum/topic/1022554-pm-doesn’t-expect-latest-election-delay-to-dent-govt-popularity/

 

Le Courrier International (ci-dessous) reprend des médias locaux donc pro-junte puisque toute opposition est interdite mais peut-être moins pro-junte que The Nation.

La saga des montres qui déstabilise la junte thaïlandaise

Un scandale autour du grand nombre de montres de luxe du vice-Premier ministre de la junte militaire ternit l’image déjà écornée des militaires, au pouvoir depuis bientôt quatre ans.

 

Les nombreuses montres luxueuses qu’exhibe régulièrement le général Prawit Wongsuwon, numéro deux de la junte militaire au pouvoir en Thaïlande depuis bientôt quatre ans, suscitent de nombreuses réactions.

“La pression monte autour de Prawit pour qu’il explique comment il a pu acquérir au moins 25 montres luxueuses qu’on l’a vu porter ces dernières années, et pourquoi elles ne figurent pas sur sa déclaration de patrimoine”, signale le site Khao Sod.

 

Le général s’est défendu de toute volonté de dissimulation lors d’une conférence de presse le 16 janvier, précisant qu’il avait emprunté ces montres à des amis et les avait depuis rendues.

Le site précise que “cette explication a suscité beaucoup de railleries”.

 

Collusion avec le président de la commission anticorruption

Toutefois, un membre de la commission nationale anti-corruption a été dans le sens du général le 25 janvier dernier, indiquant qu’il “avait pu emprunter ces montres à des amis”, ce qui le disculperait.

Seuls les objets appartenant à la personne doivent être déclarés, pas les emprunts, a précisé au journal ce membre de la commission anticorruption.

Cette dernière a cependant “été critiquée pour ne pas avoir mené une enquête en bonne et due forme”, note le site Khao Sod. Elle est dans le collimateur “pour sa réticence à prendre des décisions juridiques contre Prawit, poursuit le site. Le président de la commission, Watcharapol Prasarnrajakit, est en particulier sous le feu des critiques pour son refus de se retirer du dossier, en dépit de ses liens personnels avec Prawit.”

Prawit, le “Big Brother” de la junte

Dans un éditorial, le Bangkok Post souligne le rôle essentiel du général Prawit dans le jeu politique. Le Premier ministre et chef de la junte, le général Prayuth Chan-ocha, ne peut se désolidariser de cet homme connu sous le nom de “grand frère”, indique le journal.

Ses liens avec les différents groupes politiques et son habileté à les faire entrer dans le rang ou à négocier des accords le rendent incontournable pour le Premier ministre. D’autant que des élections devraient avoir lieu d’ici la fin de l’année.

Mais le quotidien interroge :

À quel prix le ministre le plus en vue doit-il être sauvé ?”

 

Chute de popularité de la junte

Car les dommages collatéraux de ce scandale suivi sur Twitter sous le mot-clé #Friendswatches ne sont pas négligeables.

Ainsi, le Bangkok Post note combien la cote de popularité du gouvernement militaire est en déclin. D’après une étude d’opinion commanditée par le quotidien, la popularité du général Prayuth est en chute.

Seuls 36,8 % des sondés, contre 52,8 % en mai dernier, sont favorables à ce qu’il conserve au-delà des élections son rôle de Premier ministre. 80 % des sondés jugent par ailleurs que la junte “ne fait pas preuve de transparence”.

L’annonce de la démission du directeur de l’agence nationale de sondage, Pradit Wanarat, risque encore d’alimenter la polémique.

Selon Khao Sod, il a démissionné, le 29 janvier, pour dénoncer “l’autocensure” de son administration qui a refusé de divulguer les résultats d’une enquête d’opinion sur le scandale.

Cette enquête demandait aux sondés s’ils croyaient les déclarations de Prawit selon lesquelles il avait emprunté les montres de luxe.

“C’est un nouvel exemple de l’absence de liberté d’expression sous la junte militaire”, estime dans Khao Sod Sarinee Achavanuntakul, cofondatrice de Thaipublica, un site d’enquêtes journalistiques.

 

 

https://www.courrierinternational.com/article/la-saga-des-montres-qui-destabilise-la-junte-thailandaise

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