Aller au contenu
BANGKOK 21 August 2019 16:07
Le Modérateur

Birmanie: combats dans l'Etat d'Arakan entre l'armée et des rebelles bouddhistes

Recommended Posts

Un soldat birman monte la garde près de Maungdaw, dans le nord de l'Etat de l'Arakan, le 27 septembre 2017 (image d'illustration). REUTERS/Soe Zeya Tun
birmanie_soldat_militaire_arakan_rohingyas_0.thumb.jpg.ac0bd3847610f60161836057a9a2c9ec.jpg

En Birmanie, les combats entre la guérilla bouddhiste de l’Armée d’Arakan (AA) et les militaires birmans continuent dans l’ouest du pays. Près de 2 500 personnes ont dû prendre la fuite depuis le mois dernier selon l’ONU, dans cet Etat de l’Arakan, agité l’an dernier par la répression contre la minorité musulmane des Rohingyas. Une région qui a été exclue du cessez-le-feu annoncé par surprise il y a dix jours par l’armée birmane.

Selon le journal gouvernemental Global New Light of Myanmar, des gardes-frontières ont été attaqués mardi 1er janvier par une trentaine d'hommes portant des « armes légères et lourdes » près de Saytaung, un village de la région de Buthidaung. Un policier a été grièvement blessé.

Offensive militaire plus large

Khine Thu Kha, un porte-parole de l'Armée d'Arakan (AA), a nié que son groupe ait attaqué la police, tout en reconnaissant qu'il s'était heurté aux forces de sécurité gouvernementales mardi à Saytaung. Les rebelles nient également toute implication dans l'opération menée mardi soir contre le convoi du ministre en chef de l’Etat de l’Arakan. Des mines ont été déclenchées à distance lors de son passage, mais il n'y aurait pas de blessés.

Des centaines de policiers et de garde-frontières ont été déployés dans le cadre d'une offensive militaire plus large contre l'AA, a déclaré le porte-parole de l'AA. Les combats auraient commencé à 8 heures ce mercredi 2 janvier.


Une région exclue du cessez-le-feu

Avec notre correspondante à Bangkok,  Eliza Hunt

Le mois dernier, les rebelles bouddhistes de l’Armée d’Arakan avaient menacé de mener de nouvelles attaques après l’intensification des affrontements depuis la fin du mois de novembre, la guérilla accusant notamment les militaires d’avoir bombardé cette zone de l’ouest du pays.

Des combats qui continuent alors que pourtant des rencontres informelles ont été récemment organisées par la Chine. Trois groupes rebelles se sont retrouvés autour de la table des négociations, face à des envoyés du gouvernement birman. Parmi eux, l’Armée d’Arakan.

Trois groupes qui n’ont jamais signé l’accord de cessez-le-feu de 2015, mais qui se sont dits, après ces discussions, prêts à coopérer pour trouver une solution aux conflits ethniques et qui ont demandé que les militaires arrêtent leurs opérations.

Mais si l’armée birmane a annoncé un arrêt des combats temporaires dans certaines zones du pays en décembre, face à un processus de paix dans l’impasse, l’Etat de l’Arakan n’en fait pas partie. Une région où le nationalisme bouddhiste de la minorité arakanaise est fort et les tensions nombreuses.

Cette dernière s’estime marginalisée par le gouvernement birman. Il y a un an, sept manifestants de la minorité avaient été tués par la police et une dizaine de personnes avaient été blessées.

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20190102-birmanie-combats-etat-arakan

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Sponsors
×