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La sœur du dissident thaïlandais enlevé a peu d'espoir qu'il soit encore en vie

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Une toute petite manifestation vendredi 5 juin contre l'enlèvement d'un militant thaïlandais au Cambodge a incité la police à rappeler que le rassemblement constituait une violation de l'état d'urgence lié à Covid-19. Aucune arrestation n'a cependant été effectuée.

 

Vendredi, un groupe de manifestants s'est rassemblé sur le Bangkok Skywalk - MBK à Pathumwan à cause de l'enlèvement de Wanchalearm Satsaksit, 37 ans, critique du gouvernement thaïlandais dirigé par le général Prayut Chan-o-cha. Wanchalearm. Wanchalearm vivait en exil au Cambodge et aurait été enlevé par des inconnus à l'extérieur d'un immeuble à Phnom Penh le 4 juin.

Il avait quitté la Thaïlande dès 2014 car il exprimait son opposition aux coups d'état militaires.

Le rassemblement était dirigé par Parit Chiwarak, un ancien président de l'Union des étudiants de Thaïlande.

La police a conseillé aux manifestants d'éviter les rassemblements publics pour empêcher la propagation de Covid-19 tout en envoyant des agents dans la zone pour surveiller la situation. Les dirigeants de la manifestation se sont relayés pour prononcer des discours et se sont dispersés vers 17 h 45 après avoir placé des roses devant le portrait de Wanchalearm.

Sitanan Satsaksit, 47 ans, sœur de Wanchalearm, a déclaré à la BBC Thai qu'elle lui avait parlé au téléphone jeudi soir alors que Wanchalearm quittait son appartement pour acheter de la nourriture. "Je ne peux pas respirer" sont les derniers mots du militant avant que la conversation ne se termine brusquement, au moment où, semble-t-il, les agresseurs s'en prenaient à lui.

Il a donc prononcé les mêmes mots que George Floyd à Mineapolis, tué par la police. Des témoins oculaires auraient affirmé que Wanchalearm aurait été étranglé par ses agresseurs avant d'être poussé de force dans la grande berline, d'où la phrase sibylline.

Des images de la caméra de sécurité de l'appartement auraient montré une berline Honda Highlander au moment de la disparition de Wanchalearm.

"Le 13 mai, six policiers ont visité la maison de ma mère à Ubon Ratchathani pour demander où était Wanchalearm", a ajouté la sœur. "Ma mère leur a dit qu'elle ne savait pas où il était, car nous ne lui avons jamais rendu visite au Cambodge depuis son départ de Thaïlande il y a six ans."

Wanchalearm est recherché en Thaïlande pour avoir prétendument violé la loi sur les délits informatiques en gérant une page Facebook anti-gouvernementale.

Sitanan a ajouté que son frère avait quitté le pays après le coup d'État de 2014 et avait vécu dans plusieurs pays avant de s'installer au Cambodge où leur famille avait un ami qui pouvait lui donner des conseils pour faire des affaires.

Sitanan a dit qu'elle avait très peu d'espoir que son frère soit encore en vie.

Elle fait ici référence à tous les opposants thaïlandais disparus au Laos dont on a retrouvé le corps après des exécutions sommaires par des personnes non-identifiées.

Les autorités cambodgiennes ont déclaré n'être au courant de rien.

https://forum.thaivisa.com/topic/1167407-sister-of-abducted-govt-critic-has-little-hope-he-is-alive/

 

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BANGKOK 09 août 2020 03:09
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