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Pour la première fois, une innocente emprisonnée à tort reçoit une indemnisation

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Sanook a rendu compte de ce qui serait le premier cas d'indemnisation d'une victime condamnée à tort dans une affaire de drogue.

Suphansa Bamphenphian, 25 ans, a passé un total de 21 mois derrière les barreaux à Surin pour un crime qu'elle n'a pas commis.

Le ministère de la Justice lui a maintenant accordé 283 500  bahts d'indemnités pour avoir été injustement emprisonnée et 188 745 bahts pour perte de revenus.

Le total est donc de 472 245 bahts et reste symbolique.

Des proches de Suphansa ont déclaré que la peine de prison qu'elle avait purgée avait fondamentalement transformée sa personnalité. Naguère heureuse et chanceuse, elle est affectée mentalement et déprimée voire taciturne.

Ses problèmes ont commencé en mai 2018, quelques mois après avoir rencontré un homme appelé Supharit qui avait alors 21 ans et est devenu son petit ami.

Elle était à l'arrière de sa moto quand il a été pris dans un piège tendu par la police en train de remettre 41 comprimés de Ya Ba (méthamphétamine mélangée à de la caféine) à quelqu'un.

Il a admis le crime et a été condamné à une peine de 4 ans et six mois. Il a dit que Suphansa était innocente.

La famille, pauvre, n'ayant pas d'argent pour payer la caution, Suphansa a été détenue pendant huit mois le temps que son cas soit réglé.

Elle a reçu l'aide bénévole d'un avocat du nom de Khamsing Chopmee qui a réussi à la faire libérer après huit mois.

Mais ensuite, le parquet a fait appel de l'affaire et Suphansa a été condamnée à 5 ans 12 mois, plus que Supharit (cette particularité est une caractéristique de la "justice" thaïlandaise, note Thaivisa).

Elle a également été condamnée à une amende de 560 000 bahts et on lui a dit que si elle n'avait pas d'argent elle aurait à faire une peine de prison à la place. En effet, en Thaïlande, on peut payer une amende en faisant des jours de prison.

Mais Khamsing est resté sur l'affaire et a réussi à faire parvenir le cas à la Cour suprême qui a décidé qu'elle était innocente et a ordonné sa libération.

À ce moment-là, elle avait purgé 13 mois de plus, soit 21 mois de prison au total.

Son avocat et sa mère Patcharaporn, 53 ans, ont enfin réussi à faire pression pour obtenir une compensation pour Suphansa mais comme tout le monde l'a noté, c'est une femme meurtrie.

Elle était innocente et souffrait de l'angoisse mentale de ne pas savoir quand elle serait jamais relâchée.

Ces cas sont légion en Thaïlande. Parfois, il s'agit de piège tendus par la police à des innocents pour faire du chiffre, parfois c'est de la simple incompétence, comme dans le cas présent.

Si on libérait tous les innocents emprisonnés, le problème de la surpopulation des prisons serait réglé. Bien sûr la plupart des personnes qui se prétendent innocentes sont coupables mais il y a indubitablement des milliers d'innocents en prison.

Par ailleurs, le gouvernement avait promis de s'attaquer à l’injustice des libérations sous caution qui ne bénéficient qu’aux riches. Visiblement, il n'en est rien.

Pour finir, la presque totalité des avocats commis d'office se moquent bien des affaires qui leur sont confiées. On peut penser que l'avocat "bénévole" de Suphansa est un militant des droits de l'homme.

https://forum.thaivisa.com/topic/1211895-poor-north-eastern-woman-wrongly-convicted-in-yaba-case-gets-nearly-500k-compensation/

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BANGKOK 29 juillet 2021 08:32
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