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Les médias thaïlandais se battront jusqu'à ce que le gouvernement lève les restrictions à la liberté d'expression

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Le Conseil national de la presse de Thaïlande, le Conseil thaïlandais de la diffusion des informations, l'Association des journalistes thaïlandais, l'Association des fournisseurs d'informations en ligne, l'Association des journalistes de diffusion thaïlandais et l'Union nationale des journalistes de Thaïlande ont publié mercredi une déclaration conjointe exigeant que le gouvernement lève toutes les restrictions imposées -en vertu du décret d'urgence- à la liberté d'expression des personnes et des médias.

 

Les médias ont fait référence à leur précédente déclaration conjointe, publiée le 15 juillet, exprimant leur inquiétude face aux restrictions, en vertu de l'article 9 du décret d'urgence. Ce décret mentionne ce que le gouvernement qualifie de « fausses nouvelles », toutes celles -avérées ou fausses- qui peuvent provoquer la panique du public et mettre en péril la sécurité nationale.

Le flou autour de cette loi inquiète car, à cette aune, n'importe quelle nouvelle peut être qualifiée de fausse.

En Thaïlande, il est déjà interdit depuis des années de publier des informations exactes concernant les informations relevant de certains sujets.

Au lieu d'appeler à un réexamen de ces restrictions, mardi, le Premier ministre Prayut Chan-o-cha, dans son message sur Facebook, a déclaré qu'il avait demandé aux autorités d'appliquer les restrictions avec rigueur contre les médias, les personnalités médiatiques et toutes les pages Web prétendument engagées dans la diffusion de « fake news ».

La dernière instruction du Premier ministre et la menace du gouvernement de recourir à des poursuites judiciaires contre la liberté d'expression sont une indication claire de la tentative du gouvernement de restreindre l'expression à la fois des médias et du peuple (déjà largement restreinte), ont déclaré les médias.

Les médias considèrent que ces restrictions démontre le propre échec du gouvernement à communiquer avec le peuple. Cette mauvaise communication serait liée à la mauvaise gestion du Premier ministre.

Les médias ont toutefois admis que certains avaient présenté des informations inexactes, mais cela n'a pas été fait intentionnellement et les informations n'ont pas été délibérément fabriquées comme le prétend le gouvernement.

Ils ont appelé tous les professionnels des médias à manifester collectivement, par tous les moyens, pour exiger la levée des restrictions et, en même temps, à faire preuve de plus de prudence dans la présentation de leurs informations, conformément à l'éthique journalistique.

Les six organisations médiatiques se sont engagées à continuer d'exprimer leur objection aux restrictions, jusqu'à ce que le gouvernement réalise que sa tentative de restreindre la liberté d'expression peut, finalement, conduire à sa propre chute, selon le communiqué.

Le 24 juillet, la police par le  Major General Piya Tawichai a évoqué trois affirmations qu'il convenait de ne jamais écrire dans les médias, sous peine de poursuites, dont l'une sur le gouvernement, l'autre sur l'efficacité (ou pas) des vaccins et la dernière sur la rapidité (ou pas) de la vaccination.
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BANGKOK 22 septembre 2021 14:59
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