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Covid. Dépistage massif à Khlong Toei

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À Bangkok, une campagne de dépistage massive de la COVID-19 est en cours à Khlong Toei, le plus important bidonville de la capitale thaïlandaise où vivent entassées quelque 100 000 personnes, alors que le royaume lutte depuis plusieurs mois contre une troisième vague épidémique meurtrière.

En Thaïlande, se faire tester est payant et un seul test représente environ un tiers du revenu mensuel moyen à Khlong Toei, estimé à 150 dollars. C’est un luxe que peu de gens peuvent se permettre.

La Bangkok Community Help Foundation, une organisation caritative, a lancé une campagne de dépistage de masse pour tenter d’identifier les cas et empêcher le bidonville de devenir un réservoir qui réinfecte toute la ville.

Près de 1 000 personnes ont été soumises à des prélèvements ces derniers jours, et près de 50 d’entre elles se sont révélées positives. Des lits d’hôpitaux ont été pré-réservés pour les accueillir.

« En général, quand les gens (sont testés positifs), ils reçoivent un kit d’isolation à domicile. Le problème ici est qu’il leur est quasi impossible de s’isoler chez eux » a expliqué à l’AFP Friso Poldevaart, cofondateur de la fondation.

« De nombreuses personnes vivent dans des espaces très étroits et confinés. Dans de nombreux cas, les gens vivent à 10 dans des maisonnettes de 20 mètres carrés, ce qui signifie que si l’un d’entre eux a la COVID-19, les autres l’ont aussi », a-t-il ajouté.

Pour encourager les résidents à venir se faire tester, l’ONG leur offre en contrepartie du riz, des jus de fruits ou encore un déjeuner gratuit.

Depuis avril, la Thaïlande est aux prises avec sa plus forte vague épidémique depuis l’apparition du virus et totalise plus de 1,3 million de cas et 13 000 décès.

Le royaume connaît également sa pire performance économique depuis la crise financière asiatique de 1997. 

En raison des mesures de confinement, de nombreuses personnes déjà précaires ont perdu leur emploi ou vu leurs revenus chuter fortement. 

 

« La situation est mauvaise. Certaines personnes de la communauté n’ont pas d’emploi et peuvent à peine mettre de la nourriture sur leur table », a déclaré à l’AFP, Praohpilai Jaroenpong, une résidente de 23 ans, venue se faire tester en début de semaine.

À Khlong Toei, de nombreux habitants n’ont aucun filet de sécurité et souffrent d’un sentiment d’abandon.

En plus des tests, la fondation a distribué 3000 repas par jour à la communauté, ainsi que des trousses de soins et des médicaments.

Steward au chômage, Ekkachai Moolla fait partie des volontaires qui viennent en aide au bidonville. Une expérience qui lui a permis de traverser des moments difficiles et de mettre à profit sa formation médicale de base.

« J’attends avec impatience le moment où je pourrai reprendre mon métier, mais en attendant, j’apprécie tout simplement ce travail. Venir aider, c’est ce qu’il y a de mieux », a-t-il déclaré à l’AFP.

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BANGKOK 22 octobre 2021 01:19
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