Le Modérateur

Les députés français solidaires du peuple birman, dénoncent les « exactions » des militaires, à l'initiative de Mme Genetet

1 message dans ce sujet

L'Assemblée nationale a adopté mercredi à l'unanimité une résolution exprimant son "soutien total" à la population de Birmanie et condamnant "l'ampleur et l'impunité des exactions" du pouvoir militaire, un an après le coup d'Etat.

Le texte porté par Anne Genetet (LREM, députée des Français établis en Asie notamment), et Michel Herbillon (LR, vice-président de la commission des Affaires étrangères), était parrainé par pas moins de 485 député sur 577.

La résolution condamne "avec la plus grande fermeté" le coup d'Etat perpétré le 1er février 2021, et exprime son "soutien total à la population birmane dans sa lutte pacifique et légitime pour la démocratie, les libertés et le plein respect des droits humains".

Elle appelle "à la fin de l'état d'urgence et à la libération immédiate et sans condition des prisonniers politiques arrêtés depuis le coup d'État", dont le président de la République Win Myint et la dirigeante civile Aung San Suu Kyi.

Le texte, non contraignant, demande également que les institutions issues de ce coup d'Etat ne soient pas reconnues par la France, l'Union européenne et les organisations internationales.

Dans son intervention, Mme Genetet a accusé le pouvoir militaire de régner "par la force, la terreur et dans le sang", et de plonger le pays dans un chaos "qui menace la paix dans toute la région". Michel Herbillon a également dénoncé une "catastrophe humanitaire".

Au nom du gouvernement, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune s'est déclaré "favorable" à la résolution.

Il a souligné que pour Paris et l'UE, "le régime issu du coup d'Etat ne dispose d'aucune légitimité", et rappelé les sanctions mises en place dans le cadre européen contre des dignitaires birmans.

Le coup d'Etat, qui a évincé Mme Suu Kyi, a déclenché des manifestations de masse et entraîné une répression sanglante, avec plus de 1.500 civils tués d'après un observatoire local.

Mme Suu Kyi doit elle-même être jugée en Birmanie pour une série de chefs d'accusation qui pourraient lui valoir plus de 150 ans de prison.

Le géant français TotalEnergies et son homologue américain Chevron ont annoncé en janvier leur retrait de Birmanie où ils étaient partenaires dans un champ gazier, une demande pressante des ONG de défense des droits humains après la prise de pouvoir des militaires.

22874883lpw-22875179-article-jpg_8588463_660x287.jpg.7603c7d58419470c0c01af3b13f3f378.jpg

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Supprimer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.



BANGKOK 04 décembre 2022 02:11
Sponsors