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Le Traité mondial des Nations Unies sur les plastiques est une opportunité pour les startups thaïlandaises

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Apprendre que 175 pays, dont la Thaïlande, ont accepté de signer un traité contraignant pour mettre fin à la pollution plastique est une bonne nouvelle pour les entrepreneurs thaïlandais désireux de trouver des solutions à l'un des problèmes les plus urgents de la Thaïlande : les déchets plastiques.

Une résolution historique de la récente 5e session de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement crée un accord international juridiquement contraignant pour mettre fin à la pollution plastique. Le traité couvre le cycle de vie complet des plastiques, introduisant une approche circulaire de leur production, de leur utilisation et de leur élimination. Prévu pour être ratifié d'ici 2024, il reste beaucoup à faire, mais l'accord présente une occasion unique pour la Thaïlande de donner l'exemple mondial en matière de leadership environnemental.

La Thaïlande est le 6e contributeur mondial aux déchets plastiques marins, générant environ 322 000 des 8 à 10 millions de tonnes qui sont déversées dans l'océan chaque année, selon la Banque mondiale. L'absence de gestion du plastique a entraîné l'incinération d'une grande partie des déchets du pays, leur déversement dans des décharges insalubres ou leur fuite dans l'environnement, en particulier par les voies navigables. Cela se traduit non seulement par l'ingestion de microplastiques par les animaux et les personnes, mais a également un impact sur la qualité de l'eau et de l'air et accélère le changement climatique.

Ces traités sont compliqués, et il faudra un certain temps pour en voir les effets. Mais alors que les pays signataires se mettent au travail, de nombreuses startups thaïlandaises trouvent déjà des solutions efficaces et innovantes. Il a été démontré que la population thaïlandaise est très consciente de la situation et souhaite aider à la résoudre, comme le montre l'interdiction en 2020 des sacs en plastique à usage unique dans les grands magasins.

Food Loss Food Waste est l'une de ces startups. En séparant les déchets plastiques des déchets alimentaires et en fournissant des centres de recyclage communautaires,  on est en mesure de recycler les déchets organiques en quelque chose d'utilisable - le compost - et d'envoyer 88 % des déchets plastiques vers des centres de recyclage. D'ici 2023, l'entreprise prévoit de traiter 100 tonnes de déchets par an. Cela reste très peu.

Une autre entreprise est PoonSook Craft, qui organise des ateliers à Phuket pour éduquer la population et que chacun joue un rôle pour empêcher le plastique de finir dans les océans. Un récent partenariat avec une école locale a permis de collecter plus de 40 000 bouchons de bouteilles en plastique (cela reste très peu), qui ont été rapidement recyclés en planches de surfskate et rendus aux élèves qui ont fait la collecte.

Food Loss Food Waste et PoonSook Craft existent grâce au soutien de la Thailand Waste Management Recycling Academy. Les deux entreprises étaient finalistes du concours, qui offre des opportunités d'apprentissage et de financement aux entrepreneurs axés sur la réduction des déchets plastiques marins.

Le traité fournira une opportunité aux secteurs privé et public de se réunir pour soutenir l'innovation et éliminer les obstacles auxquels les entrepreneurs sont souvent confrontés, notamment le manque d'investissement, de formation et de connexions.

La Thaïlande est bien placée pour jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre les déchets plastiques, avec des entrepreneurs motivés et des idées innovantes. Il faut trouver des moyens d'exploiter cette énergie et de la canaliser vers des solutions productives.

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BANGKOK 26 juin 2022 18:13
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