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BANGKOK 24 February 2019 08:26
Le Modérateur

Une mosquée rasée par une foule armée en Birmanie

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Une foule brandissant des armes diverses a rasé vendredi une salle de prières musulmane dans le nord de la Birmanie. C'est le second saccage d'une mosquée en huit jours dans un pays qui a déjà connu des violences communautaires meurtrières.

Des habitants de Hpakant, ville minière de l'Etat Kachin, ont mis à sac une mosquée à l'aide de «bâtons, de couteaux et d'autres armes.» Ils ont ensuite mis le feu à la salle de prières, a rapporté samedi le journal officiel, The Global New Light of Myanmar.

«La foule était entièrement incontrôlable. Le bâtiment a été rasé par les émeutiers», a ajouté le journal, expliquant que les violences étaient survenues à la suite d'une dispute sur la construction de la mosquée. Il n'y a eu aucune arrestation, ajoute le journal.

Les forces de sécurité ont été déployées samedi dans la ville, a dit Nashi Naw Lawn, de l'ONG Kachin Network Development Foundation, qui s'est rendu sur place.

Il y a huit jours, des dizaines de villageois bouddhistes ont saccagé une mosquée et une école musulmane d'un village dans le centre de la Birmanie.

Violences communautaires

Confronté à une montée du bouddhisme radical, le pays a connu en 2012 des violences intercommunautaires très violentes, notamment dans l'Ouest. C'est dans cette région que vit une importante communauté musulmane, principalement des Rohingyas.

Plus de 200 personnes avaient été tuées en quelques semaines, en grande majorité des musulmans. Des milliers d'entre eux avaient dû fuir leurs villages et vivent toujours dans des camps.

La haine des musulmans est notamment attisée par le moine Wirathu. Figure la plus connue du mouvement MaBatha, il se voit comme une vigie contre la menace d'une islamisation de la Birmanie, pays qui compte moins de 5% de musulmans.

Lauréate du prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, qui emmène le gouvernement birman, est critiquée à l'étranger pour son silence concernant la situation des Rohingyas. La plupart d'entre eux sont apatrides. Ils ont fuit le pays par milliers, parfois au péril de leur vie. (ats/nxp)

http://www.tdg.ch/monde/Une-mosquee-rasee-par-une-foule-armee-en-Birmanie/story/11165419

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Bonjour,

S'il est facile de trouver un accord de paix lors d'un conflit territorial, une guerre de religion se termine souvent par l'extermination complète ou la fuite d'un des belligérants.

Peut-on encore parler de religion lorsqu'un croyant se radicalise et impose ses convictions par la force ?

J.

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