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La vente de Pêcheries de Chez-Nous - Québec à un Groupe Thaïlandais soulève certaines inquiétudes

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Les Pêcheries de Chez-Nous, à Val-Comeau, ont été rachetées par un groupe thaïlandais.

L’annonce du rachat des Pêcheries de Chez-Nous, à Val-Comeau près de Tracadie, par une société thaïlandaise a créé la surprise générale. Parmi les pêcheurs, personne ne s’y attendait.

«Il est trop tôt pour faire le moindre commentaire. Nous sommes en train de finaliser la transaction. Les informations qui ont été diffusées dans la presse ne sont pas tout à fait exactes. Plus tard, nous nous exprimerons», déclare Mario Aubin, assistant de direction aux Pêcheries de chez nous, à Val-Comeau.

En l’absence du responsable, François Benoit – «injoignable pour quelques jours», nous fait-on savoir –, c’est lui qui parle au nom de la compagnie spécialisée dans la transformation de poissons.

Mais concernant le rachat de celle-ci par un groupe thaïlandais, il nous oppose un silence. Les employés affichent la même position.

«Je me passerais de commentaires», lâche une salariée.

Sa collègue se montre un peu plus loquace: «Ça ne va rien changer», glisse-t-elle.

Quoi qu’il en soit, la nouvelle révélée mardi a pris tout le monde de court. Sur le quai de Val-Comeau, situé à quelques mètres des locaux des Pêcheries de Chez-Nous, les pêcheurs accusent le coup.

«On n’était pas au courant. On l’a appris en regardant les journaux», confie l’un d’eux, en train de s’affairer sur son bateau.

Selon les informations rendues publiques, Thai Union Group PLC s’apprête à obtenir une participation majoritaire dans l’entreprise néo-brunswickoise. Avec cette acquisition, la société de Thaïlande poursuit sa stratégie d’implantation sur le marché américain.

En 2015, elle avait déjà pris les commandes de Orion Seafood International, à Portsmouth dans l’état du New Hampshire. Cette entente fait réagir jusqu’au sein de la Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels (FRAPP), dont les bureaux sont basés à Shippagan.

«Ça ne nous laisse pas indifférents. Au contraire, ça nous inspire un sentiment partagé», indique Jean Lanteigne.

D’un côté, le directeur général voit cela d’un bon œil.

«Ça démontre la bonne santé et l’attrait de nos entreprises au point que des investisseurs étrangers s’y intéressent pour leur rentabilité. D’un autre côté, ça nous amène à nous interroger.»

M. Lanteigne s’étonne que des investisseurs locaux ne se soient pas portés candidats pour la reprise.

«On est dans un contexte de mondialisation, et on n’échappe pas à la règle. D’accord! Mais en même temps, ça pose la question de la relève à la tête de nos entreprises. Des dirigeants étrangers n’ont pas d’attache locale et seront plus aptes à prendre des décisions radicales au moindre signe d’essoufflement de l’activité.»

D’après le responsable, le sujet est d’importance.

«Si on n’y prend pas garde, on va perdre la main sur notre industrie de la pêche.»

http://www.acadienouvelle.com/actualites/2016/07/06/vente-de-pecheries-de-chez-souleve-certaines-inquietudes/?pgnc=1

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BANGKOK 08 décembre 2022 10:09
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