Le Modérateur

"Ma retraite pas si dorée en Asie du Sud-Est"

2 messages dans ce sujet

 

Comme beaucoup de Français, notre contributeur a décidé de quitter la France pour vivre sa retraite à l'étranger. Sa destination? La Thaïlande, puis le Cambodge, qui l'ont tour à tour fait déchanter. Témoignage.

Depuis plus de quatre ans, je suis en short et en tongs 365 jours par an. Tout a commencé avec un premier voyage "pour voir" comment cela se passait en Thaïlande, puis un aller-retour en France pour récupérer quelques affaires, refaire un visa touristique de deux mois et tester l'Airbus A380. 

Jusque-là, tout allait bien. J'étais à quelques années de la retraite et sans activité, avec un revenu provisoire d'environ 700 euros mensuel. Je me suis donc installé dans une ville de 70 000 habitants, avec le pont de la rivière Kwaï comme décor (proche de la frontière birmane). J'ai loué un petit logement que j'ai aménagé et ai même acheté un magnifique scooter haut de gamme à mon nom. Chaque trimestre, je devais sortir du pays pour renouveler mon visa touristique. Il me suffisait alors de m'envoler vers un pays voisin, le Laos ou le Cambodge, le temps d'une nuit. 

 
 

Puis le vernis du tableau s'est écaillé... 

"Viré, pour un pot de confiture impayé"

Ayant plus de 50 ans, je pouvais demander un visa retraite en déposant 21 000 euros sur un compte en banque thaï... Option impossible pour moi et surtout à éviter étant donné la malheureuse aventure d'un compatriote septuagénaire. Résidant depuis 10 ans dans le pays, il a été viré en 24 heures, en dépit de l'argent qu'il avait placé, pour un pot de confiture oublié dans sa poche au passage en caisse d'un supermarché. Depuis, il prend un panier pour faire ses courses... Au Cambodge voisin! 

 

J'allais donc régulièrement à Phnom Penh, à l'ambassade de Thaïlande où les fonctionnaires étaient particulièrement désagréables. Un jour, ils n'ont pas trouvé mon passeport. J'ai donc perdu mon billet d'avion retour. Tout ça, pour ne me délivrer qu'un visa d'un mois. C'était la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. 

 

Quelques semaines plus tard, la situation en Thaïlande s'est envenimée. L'armée a pris la direction du pays. Les visas ont cessé d'être renouvelables à l'infini. Les revenus des étrangers sont devenus un critère durement étudié pour savoir s'ils pouvaient rester. La visibilité à long-terme, pour le futur retraité à faible revenu que je suis, m'a donné à réfléchir. De plus, après un an passé à ses côtés, ma compagne thaïe montrait également son vrai visage. La quiétude recherchée devenait une galère quotidienne. J'ai donc choisi de partir. 

Produits français et pollution

Mes sacs bouclés, mon billet d'avion en poche, je me suis dit: "Cambodge, me voici!" J'avais appris, au fil de mes visites, que la vie est plus cool au pays du sourire. Les gens roulent à droite, il y a des produits français, du pain et les chiens n'aboient pas. 

J'ai appris à connaître Phnom Penh, ses rues, au fil de mes promenades à pieds. Mais le confort n'a pas été celui escompté. Le trafic incroyable, la pollution, l'état et le prix des appartements (380 dollars pour un logement neuf, mais éloigné du centre et 250 dollars sans confort, mais proche de tout) m'a finalement fait déchanter. 

J'avais entendu parler du cap des trois ans pour les expatriés. J'y suis, mais avec mes 900 dollars mensuels, je ne fais presque rien. Avec l'inflation et la chute de l'euro, mon pouvoir d'achat a chuté de 40% depuis ma première année en Asie, sans parler de la corruption et de la saleté. Les compatriotes qui pensaient avoir flairé le bon filon finissent par revendre leurs commerces et leurs restaurants. Dans un pays où tout se monnaie, les prix ne cessent d'augmenter. Evidemment, tout cela n'était pas dans la brochure de la retraite dorée. 

 

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/ma-retraite-pas-si-doree-en-asie-du-sud-est_1808003.html

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Bonjour,

Et bien vous savez quoi ?
Je suis content qu'un râleur comme ça ne reste pas en Thaïlande.
C'est dommage que son témoignage ait été publié. Mais heureusement, les réactions des lecteurs (8) le contrdisent.

Quand on veut s'expatrier, il faut le faire dans les règles et ne pas jouer au touriste. Il faut demander le visa adéquat et se plier au contraintes d'obtention.
C'est la même chose partout, même pour s'installer en France. Et, s'installer dans un pays européen (ou aux USA) sans revenus est impossible (je parle par expérience), à moins d'être "réfugié".

Donc, essayer de s'installer dans un pays exotique où les besoins d'un occidental seront supérieurs à ceux d'un autochtone, sans capital ou revenu suffisant et permanant est inconscient.

L'histoire du septuagénère expulsé c'est malheureux pour lui... si l'histoire est vraie ! Mais il y a tellement d'histoires de ce genre qui courent, inventées ou modifiées par des "expatriés" déçus ou frustrés qui ont cru que la vie ici serait des vacances éternelles.

Quant à la prise du pouvoir par l'armée, jusqu'à présent, je n'y vois que des avantages.
Mais je suis toujours "droit dans mes bottes" et respecte les règles et les coutumes du pays qui m'accueille depuis 5 ans...

J.

 

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Supprimer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


BANGKOK 02 décembre 2021 16:33
Sponsors