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Bangladesh : l'humanitaire français Moussa libre de rentrer en France

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Dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son comité de soutien, l'humanitaire de 28 ans remercie ses soutiens.  

L'humanitaire, parti pour l'ONG musulmane Baraka City, avait été arrêté le 19 décembre au Bangladesh, où il visitait des camps de réfugiés Rohingyas, une minorité musulmane venue de Birmanie.

«Je suis enfin libre!» Moussa Ibn Yacoub, qui était parti en Birmanie et au Bangladesh pour l'ONG musulmane Baraka City et emprisonné pour «activités suspectes», a annoncé ce dimanche qu'il allait pouvoir rentrer chez lui, en Seine-Saint-Denis. Dans une vidéo publiée sur la page Facebook de son comité de soutien, l'humanitaire de 28 ans, encore au Bangladesh, remercie ses soutiens: «Après huit mois passés ici je suis encore debout et grâce à vous», dit-il, «énormément ému». «Je vous dis à très bientôt en France et j'espère qu'on sera encore nombreux à continuer à œuvrer pour les démunis», ajoute-t-il.

«C'est avec émotion que je quitte le tribunal de Cox Bazar ce matin. Je suis enfin libre!», s'est-il exclamé dans un post Facebook, accompagné de son portrait, où il apparaît tout sourire et poing droit serré en signe de victoire. «Suite à l'absence d'éléments sérieux dans mon dossier, le juge abandonne les poursuites à mon encontre, mettant fin à plus de 215 jours de détention (7 mois et 2 jours)».

«Les autorités bangladaises ont reconnu son innocence»

L'humanitaire avait été arrêté le 19 décembre au Bangladesh, où il visitait des camps de réfugiés Rohingyas, une minorité musulmane venue de Birmanie. Son nom d'usage musulman, adopté lors de sa conversion à l'islam, avait attiré l'attention de la police car il diffère de celui figurant sur ses papiers officiels, Maxime Puemo Tchantchuing. On lui reprochait aussi de ne pas s'être déclaré auprès des autorités et d'être intervenu de manière non-officielle. Très vite, une pétition avait été lancée pour réclamer sa libération. Au 25 décembre, elle affichait plus de 100.000 signatures. Début janvier, les autorités locales avaient décidé de le libérer avant de faire machine arrière. Finalement, il sera emprisonné pendant 70 jours avant d'être placé en liberté conditionnelle avec interdiction de quitter le territoire.

Son sort avait suscité une large mobilisation sur internet, sous le hashtag #Freemoussa, et son portrait avait été affiché sur le fronton de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis) d'où il est originaire. «En abandonnant les charges retenues contre lui, les autorités bangladaises ont reconnu son innocence. Moussa est désormais libre de retourner auprès de sa famille, de ses proches, de ses amis et de reprendre le cours de sa vie», se réjouit le maire de Montreuil, Patrice Bessac, dans un communiqué.

Fondée par des musulmans au profil salafiste capables de lever un million d'euros en une semaine, l'ONG Baraka City suscite l'adhésion chez les jeunes croyants mais aussi la suspicion pour ses positions parfois ambiguës. Comme l'expliquait L'Express, l'association controversée est confrontée à des fermetures de comptes bancaires, des perquisitions, des gardes à vue et est accusée de tenir un discours intégriste. Avec ses vidéos chocs et ses discours engagés, l'association n'a que six ans d'existence mais a déjà fait parler d'elle. En 2014, par exemple, sa campagne contre l'émission «Pékin express» en Birmanie, où les musulmans rohingyas sont persécutés, avait été un succès: les sponsors avaient lâché un à un M6.

 

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/07/24/01016-20160724ARTFIG00145-bangladesh-l-humanitaire-francais-moussa-libre-de-rentrer-en-france.php?

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BANGKOK 16 août 2022 06:08
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