Le Modérateur

Catch : le “King” biterrois espère réussir à Pattaya

1 message dans ce sujet

 FLORIANE LECLERC
Catch : le “King” biterrois vise l’Asie Laurent “King” Trivaldo défendra les couleurs du Biterrois à Pattaya, en novembre prochain.
PIERRE SALIBA
 

À seulement 29 ans, le Montadynois Tony “King” Trivaldo a déjà affronté les plus grands catcheurs sur le ring. Après avoir écumé l'Europe, il va combattre en Thaïlande. Rencontre.

"Quand je l'ai vu entrer sur le ring, j'ai eu un flash. Voilà ce que je voulais faire". Laurent, aujourd'hui âgé de 29 ans, est alors un adolescent. En visite chez sa tante, il en a profité pour zapper sur les chaînes câblées, les seules à diffuser les matchs de catch, un sport d'initiés. "Ce jour-là, je m'en rappelle très bien. À la télé, on retransmet le combat de l'américain Jeff Hardy". Show spectaculaire, ambiance rock et prises acrobatiques, c'est la révélation. Le jeune Montadynois se met aussitôt à chercher une fédération à laquelle s'inscrire. Coup de chance : l'association biterroise de catch (ABC) vient de se créer à Béziers. Un "signe du destin".

 
 

Dans la salle sombre, située au bas des allées Paul-Riquet, il enchaîne les stages, et côtoie des pointures. Jean Corne et Claude Roca, têtes d'affiche de l'Élysée-Montmartre ou du Cirque-d'Hiver, mythiques salles parisiennes des années 60'. L'âge d'or du catch en France. Le gamin, qui semble avoir des facilités, est vite repéré. Les entraînements payent, les shows se succèdent. Sur le ring, Laurent Trivaldo décolle. Et laisse place à “Tony Zell Trivaldo”. "Comme tout catcheur, il me fallait un nom de scène. Ma spécialité à l'époque, c'était voltigeur. Avec mon passé de danseur de hip-hop je me suis orienté vers un catch acrobatique. D'où les zell", explique l'intéressé.

"Pour devenir champion, il faut prendre du poids"

C'est sous ce nouveau nom que l'Hermès biterrois livre l'un de ses plus beaux combats. "C'était en 2004, aux arènes de Béziers. J'ai affronté le Canadien Joe Legend…". 1,85 m, 114 kilos. Un sacré morceau. "Il est très populaire. Gagner le match contre un tel monstre, c'était inespéré. D'autant que je remportais ce titre pour la première fois", souligne Laurent. La ceinture de champion poids lourd qu'on lui a décernée trône, aujourd'hui encore, dans la salle des trophées de l'ABC.

Cette victoire en étendard, le gladiateur zélé s'arrache volontiers du sable de Béziers. Ses chausses blanches lacées jusqu'aux genoux, il se hisse sur les rings belges, suisses et espagnols... Sans être rassasié. "Pour devenir champion, il faut prendre du poids". Le jeune homme, également vigile à mi-temps, squatte davantage la salle de musculation et, à raison de quatre entraînements par semaine, affûte son personnage. Pointilleux, il se repasse également les combats des anciens, "de vrais techniciens". Il se déploie, change de nom et recycle son costume, désormais trop étroit.

L'ancien “voltigeur” se mue en “cogneur”

"Il fallait que je me renouvelle. Ça fait maintenant dix ans que je catche. Dans le milieu, je suis presque un vétéran. Du moins pour la nouvelle génération", indique celui qui se fait désormais appeler “Tony King Trivaldo”. L'ancien “voltigeur” s'est mué en “cogneur”. "Désormais, je tape et je balance mes adversaires. Avec mes 1,90 et mes 110 kilos, c'est plus crédible. Mais je conserve tout de même des restes". Le saut de l'Ange de la troisième corde notamment. Un périlleux salto inspiré des prouesses de son idole, Jeff Hardy.

"Chassés, sauts carpés, saltos… C'est un poids lourd qui lutte comme un poids léger, s'enthousiasme Claude Roca, devenu son entraîneur et co-équipier. Pour moi, c'est un des meilleurs. Son nouveau gimmick lui va bien. Ça le pose là. Et puis, le Roi, c'est aussi le justicier".

Paré de son ancienne cape pourpre de voltigeur - désormais dévorée de flammes argentées que sa mère lui a ajoutées -, le “King” est "une force tranquille. Un gars simple et gentil, pas vantard pour un sou", assure Claude Roca. Il joue d'ailleurs souvent les “Top face” (gentils) sur le ring. "Mais attention, il sait se défendre. Sa couronne, il ne l'a pas volée".

Direction le stade de Pattaya

Saura-t-il la garder ? Cela fait maintenant 1 000 jours que les deux hommes détiennent le titre de champions par équipe en match à quatre. En novembre, ils s'envoleront pour le stade de Pattaya, au sud-est de Bangkok en Thaïlande, où le championnat Wrestlestar III est organisé. "J'ai hâte. Là-bas, l'ambiance n'est pas du tout la même, les gens sont à fond dedans. Rien à voir avec la France et son public familial", détaille Laurent. Les deux titans du Biterrois seront les premiers Français à se produire sur place. Parviendront-ils au sommet de l'Olympe thaïlandais ? Le duo veut y croire. "On nous a vendus comme les meilleurs. Il va falloir assurer".

http://www.midilibre.fr/2016/09/21/catch-le-king-vise-l-asie,1397116.php

Lien vers le commentaire
Partager sur d’autres sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Supprimer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.



BANGKOK 26 novembre 2022 20:38
Sponsors