AMY FORLITI, Associated Press Une douzaine de personnes ont été arrêtées. Le schéma est toujours le même : on les fait venir dans le pays avec un visa frauduleux puis on leur dit qu'elles ont une dette importante importante à rembourser au réseau (ici des dizaines de milliers de dollars) et que, pour s’acquitter de la dette, il faut se prostituer. Les Thaïlandaises dont l'une (celle qui a parlé) devait servir les hommes 12 heures par jour, 6 ou 7 jours par semaine ne pouvait pas se déplacer librement et les autorités américaines parlent de "réelles esclaves sexuelles modernes". Les arrestations aux USA font suite à celle de la "patronne" en Belgique et sont la preuve que le réseau est effectivement démantelé déclare l'agent en charge à Minneapolis. "Le réseau est à terre." 17 personnes mises en examen avec divers chefs d'accusation : conspiration pour trafic sexuel, pour travail forcé, pour blanchiment d'argent et fraude au visa. 12 arrestations à Minneapolis, Chicago, Atlanta et Los Angeles. Il semble que "des centaines" de Thaïlandaises ont été amenées aux USA depuis 2009 pour "travailler" à Los Angeles, Las Vegas, Phoenix, Minneapolis, Washington et  Dallas. On leur disait qu'elle devait rembourser entre 40 000 et 60 000 $ et donc devrait se prostituer pour ce montant afin de racheter leur liberté. On les incitait à se faire implanter des prothèses mammaires car les clients préfèrent les gros seins... Le cout de l'opération s'ajoutait à leur dette. Les lieux de prostitution pouvaient être des hôtels, des salons de massage ou appartements qu'elles ne pouvaient pas quitter sans escorte. Comme elles devaient payer elles-même leur nourriture, logement, objets personnels, il leur était virtuellement impossible de rembourser leur "dette". Le "plus" de cette organisation : les femmes étaient isolées les unes des autres et si l'une d'entre elles tentait de s'évader, des gros bras s'en prenaient à la famille restée en Thaïlande en lui cassant un os. La police explique que les femme ne contrôlaient pas leurs rentrées d'argent, ni leurs clients qu'elles ne pouvaient pas refuser. Les clients pouvaient réserver les femmes par Internet. Les femmes passaient d'un endroit à un autre assez souvent. La tête pensante de cette organisation était basée en Thaïlande mais a été arrêtée en Belgique. On ne sait pas de quelle nationalité était cette personne. Les USA demandent son extradition et il semble que ce soit une femme.   http://www.thaivisa.com/forum/topic/947052-apnewsbreak-arrests-in-thailand-us-sex-trafficking-ring /