Le Modérateur

Fonctionnaires, avions, taxis : jour de grogne

1 message dans ce sujet

Mouvement de colère aujourd'hui pour les enseignants, les hospitaliers, les fonctionnaires territoriaux, les contrôleurs aériens, les taxis… qui manifesteront dans les rues ou seront en grève. Des galères à prévoir pour les différents usagers.

La colère sociale va clairement s'exprimer aujourd'hui. Elle n'a jamais vraiment cessé, mais elle avait été occultée par d'autres événements, notamment les attentats du 13 novembre, l'état d'urgence, puis on avait enchaîné sur la trêve des confiseurs et la colère des éleveurs bretons. Mais aujourd'hui, plusieurs catégories de travailleurs seront dans les rues ou bras croisés.

Ainsi, pour cinq millions de fonctionnaires, depuis 2010, le point d'indice est gelé, et selon les syndicats, ils auraient perdu, compte tenu de l'inflation, près de 8 % de pouvoir d'achat. De leur côté, les enseignants avec l'intersyndicale Snes-FSU, Snep, Snalc, FO, Sud et CGT vont se rappeler au bon souvenir de la ministre de l'Éducation nationale, toujours opposés qu'ils sont à la réforme des collèges.

On peut s'attendre donc dans certains secteurs à trouver des écoles ou des crèches fermées. Les municipalités devraient organiser des services d'accueil, si le taux de grévistes est supérieur à 25 %.

Inquiétude et mobilisation aussi dans le secteur hospitalier, où la CGT, FO et Solidaires dénoncent les pertes d'emploi – 150 000 depuis 2007, dénoncent-ils – et réclament des embauches dans le secteur de la santé, qu'ils estiment délaissée, alors que des créations de postes ont été promises dans l'enseignement, la police ou la justice. Le fameux accord PPCR («parcours professionnels, carrières et rémunérations») signé il y a trois mois, (mais pas par les principaux syndicats), prévoit une revalorisation des points, mais Marylise Lebranchu, la ministre de la Fonction publique a averti qu'il n'y aurait pas de «bonnes nouvelles dans les 15 jours à venir». Du reste, les contrôleurs aériens, eux, ne veulent pas précisément de la refonte du système de primes dans la fonction publique : elles représentent près de la moitié de leur salaire. Ils dénoncent aussi la suppression de 1 000 postes en moins de 10 ans, dans un secteur où le trafic ne cesse d'augmenter. SNCTA et Usac-CGT (70 % à eux deux) ont appelé à s'associer à la grève de la fonction publique. L'Aviation civile a donc demandé aux compagnies d'annuler 20 % de leurs vols prévus aujourd'hui. De leur côté, les fonctionnaires territoriaux ne savent pas ce que leur réserve la fusion des régions.

Enfin, les chauffeurs de taxi vont eux aussi signifier leur mécontentement : ils protestent encore contre la concurrence des VTC, avec la compagnie Uber en ligne de mire. Un premier mouvement, au mois de juin dernier, avait été fort vigoureux, ayant même donné lieu à des incidents violents. Blocages, opérations escargots, barrages filtrants et donc embouteillages sont à craindre aujourd'hui, notamment à Toulouse aux abords de l'aéroport et de la gare Matabiau.

Tout cela alors qu'un sondage du Cevipof, explique que les Français ont le moral en berne et expriment leur «lassitude». Fin décembre, un autre sondage révélait que 60 % des Français sont inquiets voire «très inquiets» pour leur avenir. Une première…

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Join the conversation

You can post now and register later. If you have an account, sign in now to post with your account.

Invité
Répondre à ce sujet…

×   Vous avez collé du contenu avec mise en forme.   Supprimer la mise en forme

  Only 75 emoji are allowed.

×   Your link has been automatically embedded.   Display as a link instead

×   Your previous content has been restored.   Clear editor

×   You cannot paste images directly. Upload or insert images from URL.


BANGKOK 17 mai 2022 02:08
Sponsors