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BANGKOK 22 July 2019 08:15
Le Modérateur

Birmanie : l’ère des femmes modernes

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Rangoun, dimanche 8 novembre 2015, au soir des élections législatives. Les larmes aux yeux mais le sourire aux lèvres, un millier de Birmanes communient devant le siège de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), sous le portrait géant d’Aung San Suu Kyi. Certaines improvisent quelques pas de danse, d’autres s’étreignent, comme soulagées. « Je suis tellement heureuse, Aung San Suu Kyi est mon idole, nous allons enfin pouvoir vivre librement ! » s’exclame l’une d’entre elles. En coulisses, la prudence règne. Dans un appel retransmis à la foule, la « Lady  » demande à ses partisans de rentrer chez eux, et d’attendre patiemment les résultats définitifs. En 1990 déjà, la LND avait remporté des élections législatives, annulées peu après par les militaires au pouvoir…

Janvier 2016, soit deux mois après ce scrutin historique, les militaires et le président sortant ont bel et bien reconnu la victoire écrasante de la « Dame de Rangoun », avec 80 % des suffrages. Certes, l’armée garde la mainmise sur les postes clés, comme les ministères de la Défense, de l’Intérieur et des Frontières, ainsi qu’un droit de veto au Parlement. Et Aung San Suu Kyi, dont les apparitions publiques demeurent rares, multiplie les rencontres avec ceux-là mêmes qui l’envoyèrent pendant plus de vingt ans en résidence surveillée ou rédigèrent une Constitution l’empêchant de briguer la présidence du pays à cause de son mariage avec un étranger. Prônant la réconciliation nationale, elle sait que son pays vit un moment crucial. Le nouveau Parlement birman se réunira le 1er février pour élire un nouveau président, un processus qui concrétisera une transition démocratique engagée dès 2011, avec la chute de la junte. Les femmes, longtemps considérées comme des citoyennes de second rang, comptent bien faire bouger les lignes dans ce pays de 51 millions d’habitants. Cette victoire est aussi la leur, celle des militantes de l’ombre œuvrant pour l’émancipation. Ou encore celle des femmes d’affaires qui participent au développement économique d’une des régions les plus pauvres d’Asie, des artistes qui ont bravé les interdits de la junte, ou des jeunes femmes qui assument désormais leur modernité dans un pays profondément traditionaliste.

la suite de ce très long article : http://madame.lefigaro.fr/societe/birmanie-lere-des-femmes-modernes-190116-111864

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