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BANGKOK 21 May 2019 13:31
Le Modérateur

L'OMS sonne l'alarme contre le virus Zika

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L'épidémie est «une urgence de santé publique de portée mondiale», estime l'Organisation mondiale de la santé.

 

«Nous devons agir», a déclaré lundi soir Margaret Chan, directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Lorsque la crise Ebola battait son plein, les critiques n'avaient pas manqué à l'encontre d'une OMS jugée trop lente à réagir. L'instance internationale n'a cette fois pas voulu rater le coche. Après une réunion téléphonique d'experts internationaux convoqués ce lundi, l'organisation a donc décrété que Zika était une «urgence de santé publique de portée mondiale». Une qualification censée accélérer la recherche sur un virus connu depuis bientôt soixante-dix ans, mais qui n'avait jusqu'à récemment pas provoqué l'inquiétude.

Il faut dire que Zika n'avait pas grand-chose pour faire peur. Un demi-siècle après sa découverte, moins de quinze cas humains étaient décrits. Lors des premières épidémies d'importance en Micronésie puis en Polynésie française, une majorité de la population avait été infectée (près de 80 %, selon des études sérologiques), mais très peu avaient présenté des symptômes, essentiellement bénins: éruption cutanée avec ou sans fièvre, rougeur de l'œil, douleurs musculaires ou articulaires… lesquelles passent en quelques jours. Dans de rares cas, le virus (à l'instar d'autres maladies virales ou bactériennes) peut entraîner un syndrome de Guillain-Barré, une atteinte des nerfs périphériques pouvant provoquer une paralysie généralement réversible en six à douze mois.

Mais au Brésil, où une nouvelle épidémie a été identifiée en mai dernier, tout a changé. Une hausse inhabituelle de cas de microcéphalie - enfants présentant une tête anormalement petite - chez des bébés dont les mères avaient été infectées durant la grossesse a été observée par des neuropédiatres brésiliens, qui ont donné l'alarme en octobre. Officiellement, le lien est «fortement suspecté» mais «non prouvé scientifiquement», a rappelé Margaret Chan lundi soir à Genève. «Nous avons d'une part des arguments épidémiologiques, avec une coïncidence de l'épidémie de Zika et de l'augmentation du nombre de microcéphalies diagnostiquées, d'autre part de plus en plus de “case report” avec mise en évidence du virus dans le liquide amniotique des mères d'enfants malades ou chez des fœtus mort-nés», expliquait la semaine dernière au Figaro Arnaud Fontanet, directeur de l'unité épidémiologie des maladies émergentes à l'Institut Pasteur de Paris.

 

Soline Roy

 

davantage (long article) : http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/02/01/24561-loms-sonne-lalarme-contre-virus-zika

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