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BANGKOK 18 November 2019 01:20
Le Modérateur

Angkor... et toujours vivant

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LONG ARTICLE à LIRE DANS GÉO, magnifique comme d'habitude http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/angkor-et-toujours-vivant-cambodge-163565

 

Angkor... et toujours vivant

Aline Maume (texte) et Serge Sibert (photos) / GEO - Jeudi 29 décembre 2016

Photos Reportages GEO

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Chaussée mènant à la porte sud d’Angkor Thom, ville édifiée au XIIe siècle
© Serge Sibert / GEO
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Un rêve de pierre englouti par la jungle ? Pas seulement. Le cœur de la mythique cité khmère palpite encore. On s’y promène, on y danse, on y prie. Et des armées de restaurateurs se pressent à son chevet. Bienvenue à Angkor, au Cambodge.

Pieds nus et tête haute, les danseuses répètent chaque matin sous le toit de palme qui fait écran à la fournaise cambodgienne. Pas un battement de cil ne trahit leur fatigue. En sarong de soie, cheveux noués en chignon serré, elles effleurent le sol, aériennes, en dignes héritières des apsaras, ces nymphes célestes sculptées sur les bas-reliefs d’Angkor et dont le nom signifie, en sanskrit, "qui glisse sur les ondes". La troupe école des danseuses sacrées d’Angkor est enfouie parmi les bougainvillées et les jasmins, à une trentaine de kilomètres au nord de Siem Reap, la ville qui dessert la zone archéologique. A 20 ans, Srey Nin Sang, sarong indigo et visage de poupée, se sent investie d’une mission : "Je suis née sur le site sacré d’Angkor et je veux contribuer à préserver la culture khmère pour les générations futures", explique-t-elle. Comme elle, les danseuses de la troupe sont issues des villages pauvres des environs. Une vraie gageure au Cambodge, où le ballet classique, art sacré, a longtemps été l’apanage exclusif de l’élite royale. Mais la détermination d’une femme a eu raison de l’étiquette. Ravynn Karet-Coxen, 65 ans, proche de la princesse Buppha Devi, elle-même ancienne ballerine, a fondé ce conservatoire en 2007 pour aider ces jeunes filles et leurs familles à s’en sortir (les artistes reçoivent cinquante-cinq euros par mois, l’équivalent du Smic local). Depuis, les danseuses sacrées ont triomphé à Phnom Penh, tourné aux Etats-Unis, et s’apprêtent maintenant à conquérir Paris. "Elles ont une responsabilité vis-à-vis de leurs dieux et de leurs ancêtres, à l’image des vestales romaines, affirme leur mentor. Chaque jour, elles méditent et prient avant de répéter."

 

http://www.geo.fr/photos/reportages-geo/angkor-et-toujours-vivant-cambodge-163565

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