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BANGKOK 17 September 2019 19:59
Le Modérateur

Quitter le Québec pour toujours et s'installer à Chiang Mai

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Robert Faulkner a vendu tout ce qu’il avait ici pour s’installer dans une ville du nord de la Thaïlande

 
 
Photo courtoisie La Thaïlande attire de nombreux retraités qui veulent finir leurs jours au soleil. Sur la photo, Robert Faulkner lors d’un voyage à Ko Lanta, dans le sud du pays.
 
Samedi, 28 janvier 2017 18:15 MISE à JOUR Samedi, 28 janvier 2017 18:15

Épuisé par le travail, dégoûté de l’hiver et désabusé par le pessimis­me ambiant au Québec, Robert Faulkner a décidé de prendre sa retraite avant le temps et de quitter sa province natale pour s’installer à l’autre bout du monde, en Thaïlande.

«J’avais besoin de décrocher du mode de vie occidental. La vie au Québec ne répondait plus à mes besoins. J’ai l’impression que ça va toujours mal là-bas, que tout est négatif», raconte-t-il au Journal.

D’abord attiré par les terrains de golf jouables à longueur d’année, l’homme de 66 ans a fait des premiers voyages de quelques mois au pays du sourire entre 2008 et 2011 avant de s’y installer définitivement en 2012, deux ans après avoir pris sa retraite.

Sans enfant et séparé de son ex-femme, il a vendu tout ce qu’il avait au Québec et s’est loué un condo à Chiang Mai, une ville de 200 000 habitants entourée de montagnes et située à quelque 13 000 kilomètres d’ici.

«C’est une ville de citadins, dans le nord, loin des villes trop touristiques. Il fait soleil tous les jours, je n’ai pas de stress et la vie est paisible», dit-il, visiblement amoureux du pays et de ses habitants «discrets et polis», qui vivent au jour le jour.

Photo courtoisie
Le retraité Robert Faulkner habite dans le nord de la Thaïlande depuis maintenant quatre ans. Il a voyagé un peu partout à travers le pays, mais c’est à Chiang Maï, une charmante ville de 200 000 habitants, qu’il se sent véritablement comme chez lui.

Un outsider

Le sociologue de formation a œuvré toute sa vie pour aider les gens dans le besoin.

Il a consacré la majeure partie de sa carrière à élaborer le plan gouvernemental pour la prévention et le traitement de la toxicomanie et du jeu pathologique. Il s’est aussi impliqué dans la lutte contre l’itinérance et auprès des familles démunies.

«Ce sont des sujets qui font peur, mais j’ai toujours été un outsider», reconnaît-il.

S’il a décidé de prendre sa retraite à 60 ans, perdant du coup une partie de sa pension, c’est parce qu’il travaillait trop.

Sept jours sur sept.

«J’ai toujours été passionné par mon travail, mais je sais que si j’étais resté, j’aurais continué à travailler, avoue-t-il. Et ma santé en souffrait déjà.»

Robert
Photo courtoisie
Robert Faulkner s’implique auprès de l’organisme d’adoption québécois Enfant d’Orient, pour lequel il fait parfois des missions à Bangkok. Sur la photo, il visite le Thai Red Cross Children's Home dans la capitale.

Vivre comme un riche

Sa pension lui donne assez d’argent pour vivre comme un riche dans ce pays d’Asie du Sud-Est où le coût de la vie est très bas.

«Ce n’est pas la même chose pour les Thaïs, par contre, qui triment dur», dit-il.

Quatre ans plus tard, il n’a aucun regret d’avoir tout quitté pour poursuivre sa vie en Asie. Il joue au golf trois ou quatre fois par semaine. Les autres jours, il s’entraîne au gymnase ou il se promène à moto dans les montagnes autour de la charmante ville où il a élu domicile en compagnie d’amis.

Photo courtoisie
Véritable passionné de golf, le retraité Robert Faulkner passe au moins quatre jours par semaine sur le parcours. Le reste de la semaine, il s’entraîne ou frappe des balles dans le champ de pratique en espérant améliorer son score.

«Je me sens en meilleure santé à 66 ans que je ne l’étais à 50 ans. Au Québec, à mon âge, on dirait que les hommes sont «passés date». Que leurs belles années sont derrière eux et que la prochaine étape est l’hospice.»

Loin de penser à la mort, il espère finir ses jours en Thaïlande.

Car plus rien ne l’attend au Québec, sinon des souvenirs qui font maintenant partie d’une autre vie.

Le coût de la vie ?

  • Loyer: 600 $ par mois, pour un grand condo de 100 m2, dans les étages supérieurs d’une tour située au centre-ville.
  • Repas: 35 $ pour deux dans un restaurant de qualité, incluant l’alcool
  • Moto 135 cc: 2500 $
  • Bière au marché: moins de 2 $ (3 $ dans un bar)
  • Coût d’un forfait cellulaire par mois avec 4G: 25 $

Jusqu’à la mort

Robert Faulkner espère finir ses jours en Thaïlande. Maintenant âgé de 66 ans, il ne revient presque jamais au Québec sauf quelques semaines par année seulement, pour passer des examens médicaux. D’ailleurs, la dernière fois qu’il est rentré au bercail, au cours de l’été 2015, il avait prévu passer un mois ici. Mais il est retourné en Asie après deux semaines. «J’en pouvais plus, j’avais hâte de rentrer chez moi», dit-il.

Des liens avec le québec

Malgré la distance, Robert Faulkner conserve tout de même des liens avec sa province natale. Il lit chaque jour les journaux québécois en ligne et continue de suivre les activités du Canadien. Comme il y a 11 ou 12 heures de décalage horaire selon le temps de l’année, il doit toutefois regarder les parties au petit déjeuner!

La vie en Thaïlande

Avantages

  • Coût de la vie abordable
  • Vie très confortable
  • Pas une société de consommation à outrance
  • Les Thaïs apprécient ce qu’ils ont
  • Meilleure santé et alimentation
  • Belle température à longueur d’année
  • Moins de stress

Désavantages

  • Le manque de réseau social
  • Les Thaïs sont secrets
  • Peu de groupes de Québécois à Chiang Maï
  • Pas une société de droit
  • Les Thaïs ne parlent pas de politique

http://www.journaldemontreal.com/2017/01/28/quitter-le-quebec-pour-toujours

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il y a 13 minutes, Le Modérateur a dit :

Désavantages

  • Le manque de réseau social
  • Les Thaïs sont secrets
  • Peu de groupes de Québécois à Chiang Maï
  • Pas une société de droit
  • Les Thaïs ne parlent pas de politique
  • Le réseau social, on se le crée soi-même. On peut également rester toute la journée chez soi ou au comptoir d'un pub...
  • Je trouve que les Thaïs sont très ouverts et même plus que les occidentaux... mais c'est pas sur les terrains de golf ni dans les salles de gym qu'on va en rencontrer le plus...
  • Si c'est pour y rencontrer les mêmes pessimistes que l'on a fuit, pourquoi regretter les groupes de compatriotes ?
  • Que la mentalité et le mode de vie ne soient pas les mêmes qu'au pays, on le savait avant de partir. En s'installant en Thaïlande, on accepte la perte de certains droits et on connait les obligations.
  • Et les expats ne devraient pas non plus critiquer la politique du pays qui les accueille. A la différence des Thaïs, nous sommes ici par notre propre volonté et si on n'est pas content, on peut toujours choisir une autre destination.

On ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et la laitière.
Le paradis n'existe pas sur terre. On doit faire la part des choses et voir si les avantages l'emportent sur les inconvénients...

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