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BANGKOK 26 June 2019 06:47
Le Modérateur

Suspense en Birmanie autour de la présidence

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Transition démocratique Envers et contre tout, Aung San Suu Kyi deviendra-t-elle le 1er avril chef d’Etat au Myanmar? Tractations en coulisses.

 

Bras de fer en Birmanie. Leader historique de l’opposition et grand vainqueur des élections de novembre, Aung San Suu Kyi est-elle en négociation avec les militaires pour accéder à la présidence malgré l’article constitutionnel qui le lui interdit? La question est sur toutes les lèvres. Tard dimanche soir, deux chaînes de télévision proches de l’ancienne junte (Sky Net et Myanmar National Television) ont affirmé que de telles tractations sont en cours et qu’il pourrait en sortir des «résultats positifs». Le démenti, ce lundi, du général Tin San Naing, porte-parole des militaires au parlement, n’a pas fait taire les spéculations.

Et pour cause. Win Htein, conseiller de longue date d’Aung San Suu Kyi, a déclaré au Financial Times qu’il ne peut ni confirmer ni démentir. «Nous devons garder le silence sur cette question.» Par ailleurs, ce même lundi, le nouveau parlement (qui a prêté serment la semaine passée) vient d’annoncer que les noms des candidats présidentiels ne seront révélés que le 17 mars. Quinze jours à peine avant l’entrée en fonction du prochain chef de l’Etat.

Difficiles tractations

Selon le curieux système imaginé par l’ancienne junte, chacune des deux chambres présente un candidat à la présidence, l’armée désignant aussi le sien. Un vote du parlement détermine ensuite lequel des trois sera le chef d’Etat, les deux autres devenant vice-présidents. C’est l’affaire de quelques jours. L’annonce tardive des trois noms peut donc dissimuler de difficiles tractations.

Au cœur du bras de fer: l’article 59f de la Constitution de 2008. Il barre la route de la présidence à toute personne mariée à un étranger ou dont les enfants sont étrangers. C’est le cas d’Aung San Suu Kyi, ses deux fils étant Britanniques (comme le fut son époux). Pour abroger l’article, il faut plus de 75% des voix au parlement. Or, c’est impossible sans l’armée, qui détient d’office 25% des sièges.

Cela dit, pour suspendre l’article, la majorité des voix pourrait suffire, explique au Wall Street Journal un conseiller juridique de la Ligue nationale démocratique (LND), le parti d’Aung San Suu Kyi qui détient à lui seul 60% voix.

Façade de démocratie

Pur fantasme? Peut-être pas. Le parlement a créé une commission légale et placé à sa tête Shwe Mann, ex-numéro trois de la junte favorable à la transition démocratique. Visiblement, les militaires sont partagés. Aung San Suu Kyi dirigera le pays de toute manière, en plaçant un fidèle à la présidence. Certains des généraux préféreraient lui céder cette vitrine… et sauver l’image de la «démocratie» birmane? (24 heures)

 

source : http://www.24heures.ch/monde/asie-oceanie/Suspense-en-Birmanie-autour-de-la-presidence/story/27305117

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