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D'après Greenpeace, les autorités sous-estimeraient la pollution dans le nord

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On le sait, la saison de l'écobuage a commencé et l'air est pollué dans toute la partie nord du pays. Mais la question est de savoir dans quelles proportions.

Les autorités avouent d'un district de Tak et un autre de Lampang sont dangereux. Il faut porter un masque et les quitter si l'on est fragile.

Pour les écologistes, la situation est bien pire :

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Pourquoi une telle différence?

La taille des particules fines.

Pour les autorités les particules qui font moins de 2,5 microns ne sont pas dangereuses et ne sont pas prises en compte alors que les organisations écologistes considèrent que les particules dont la taille est inférieure à 2,5 microns sont justement les plus dangereuses.

Pour Chariya Senpong  de Greenpeace ASEAN, ne pas tenir compte des particules les plus fines c’est ne pas donner une information complète aux citoyens.

Le schéma ci-dessus est clair : la limite de l'OMS, c'est 25 microgrammes et c'est 6 fois plus à Chiang Mai, Chiang Rai, etc.

Chariya considère que cette omission des plus petites particules fines est aussi un problème dans les villes et centres industriels. Le nord, c'est l'écobuage mais Bangkok ce sont les transports et Rayong ce sont les industries.

http://www.thaivisa.com/forum/topic/971855-high-air-pollution-not-revealed-as-tiny-particle-levels-left-out/

En France, on comptabilise les particules dont la taille est inférieure à 2,5 microns mais les décisions de circulation alternée se font, à notre connaissance, sur la base des particules inférieure à 10 microns.

Voici un texte éclairant :

Les particules recensées dans l'inventaire sont celles de diamètre inférieur à 10 microns (PM10) et celles de diamètre inférieur à 2,5 microns (PM2,5) directement rejetées dans l'atmosphère (particules primaires). Les trois secteurs qui contribuent le plus aux émissions de PM10 sont le trafic routier (28 %), le secteur résidentiel et tertiaire (26 %) et les chantiers et carrières (18 %). En général, la répartition des contributions aux émissions de PM2,5 est très proche de celle observée pour les PM10. Une plus grande contribution du secteur résidentiel et tertiaire et du transport routier intervient cependant dans les émissions de PM2,5, tandis que celles de PM10 sont marquées par une plus forte contribution de l'agriculture et des chantiers. La combustion, dont le chauffage, contribue ainsi davantage aux émissions des particules les plus fines, alors que les activités émettrices du secteur agricole (labours, moissons et phénomènes d'abrasion pour les engins agricoles) ou des chantiers favorisent la formation de particules de tailles plus importantes (PM10). Les principaux secteurs émetteurs d'hydrocarbures (composés organique volatils non méthaniques - COVNM) à l'échelle régionale sont le secteur résidentiel et tertiaire (30 %), l'industrie (24 %) et le trafic routier (14 %). Les émissions naturelles, principalement issues des forêts, représentent également 18 % des émissions régionales de COVNM.

https://www.airparif.asso.fr/etat-air/air-et-climat-bilan-emissions

 

 

 

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BANGKOK 22 juin 2021 18:41
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