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Birmanie: sept ans de prison pour avoir ébouillanté sa domestique mineure

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La justice birmane a condamné à sept ans de prion ferme, une riche birmane pour maltraitance à l'égard de sa domestique mineure.

Une Birmane a été condamnée à sept ans de prison ferme pour avoir ébouillanté sa domestique mineure, une condamnation rare saluée vendredi par les défenseurs des droits de l'Homme luttant contre la maltraitance et l'exploitation des enfants.

Yin Min San, avocat de la famille de l'adolescente, a salué une "peine juste", prononcée la veille par un tribunal de Mawlamyine (sud), à l'encontre d'Aye Aye Soe. Accusée par sa patronne d'avoir volé deux oranges, Khin Khin Tun, âgée de 14 ans à l'époque, avait été ébouillantée sur le dos et les bras. Et subi nombre d'autres maltraitances.

Thi Thi Nwe, de l'ONG locale de défense des droits de l'Homme Myitta Sone Zee ayant recueilli la jeune fille, salue la décision du juge, qui n'a pas hésité à condamner une femme influente.

 

Vingt euros par mois pour 17 heures de travail par jour

"Notre peur, c'est que la prévenue soit libérée d'ici à six ans et qu'elle s'en prenne à nouveau à ses victimes... C'est une personne puissante ici", a ajouté la militante.

La jeune fille, issue d'une famille pauvre, était domestique dans cette famille, avec sa petite soeur. Au départ, Khin Khin Tun était payé 30.000 kyats (un peu plus de 20 euros) par mois pour plus de 17 heures de travail par jour mais les paiements ont cessé après la mort de son père. Et petit à petit les premiers coups sont arrivés.

Comme elle, des dizaines de milliers d'enfants travaillent et sont souvent exploités en Birmanie. La lutte contre ce fléau est un défi majeur pour le gouvernement démocratiquement élu emmené par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi.

Obligées de se battre entre soeurs

Seuls, invisibles et sans aucune protection juridique, les milliers d'employés domestiques mineurs sont particulièrement vulnérables à l'exploitation et aux abus.

 

L'affaire de Khin Khin Tun avait fait scandale dans le pays lors de l'ouverture du procès en février. La jeune fille avait raconté comment sa patronne l'accusait, avec sa soeur, de voler de la nourriture, puis les attachait et les brûlait avec des morceaux de bois incandescents quand elles niaient les faits.

Elle les a également obligées à se battre entre elles, jusqu'à ce qu'elles saignent. Elle devaient ensuite frotter leurs plaies avec de la poudre de piment ou du vinaigre.

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G.D. avec AFP
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BANGKOK 26 novembre 2022 18:42
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