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BANGKOK 20 August 2019 06:05
Le Modérateur

Le Laos, nouvelle frontière chinoise

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Par Bruno Philip (Luang Prabang, Boten, Vientiane, Oudoumxay, envoyé spécial)

A Luang Prabang, une usine de ciment chinoise servant au chantier de chemin de fer, en mai.

A Luang Prabang, une usine de ciment chinoise servant au chantier de chemin de fer, en mai. Adam DEAN/PANOS-REA

 

« Nouvelles routes de la soie » (2/8). Le chantier du chemin de fer renforce la dépendance du régime à Pékin.

A quelques kilomètres au nord de Luang Prabang, majestueuse capitale du Laos au temps où l’ancien protectorat français s’appelait encore « le royaume au million d’éléphants », un tunnel en construction surplombant la route qui mène vers la Chine confirme l’avancement des travaux de l’un des projets ferroviaires les plus spectaculaires de notre époque : dans quatre ans, si tout se passe comme prévu, un train à grande vitesse s’engouffrera ici, dans ce tunnel situé entre les eaux café au lait du Mékong qui coule un peu plus bas, et la jungle dense recouvrant les collines avoisinantes. Le train reliera Kunming, chef-lieu de la province chinoise du Yunnan, à 560 kilomètres au nord, et filera vers le sud, jusqu’à Vientiane, la capitale du Laos, distante, à vol d’oiseau, d’un peu plus de 200 kilomètres.

Le train poursuivra ensuite son chemin à travers la Thaïlande voisine, où le projet d’un autre chemin de fer vient d’être approuvé par Bangkok, en juillet. Les deux lignes de trains du Laos et de Thaïlande sont construites par des entreprises chinoises et formeront la « branche » sud-est asiatique des « nouvelles routes de la soie » imaginées par le numéro un chinois, le président Xi Jinping. En 2021, on devrait ainsi pouvoir rallier Kunming à Singapour en train, une première dans la région.

Voie directe vers Singapour

Pour la Chine, le but de la manœuvre est de se frayer une voie d’accès commerciale directe et rapide vers les marchés de la péninsule malaisienne et Singapour, sans contourner l’est du continent asiatique par la mer de Chine du sud, région par ailleurs stratégiquement instable.

« C’est super ce train, on pourra aller vite fait à Vientiane sans prendre le bus », se réjouissent, à Luang Prabang, trois jeunes Laotiennes qui trient des piments devant une station-service située juste au-dessous du tunnel en construction.

A côté du tunnel, au-dessus du dortoir des ouvriers du chantier, une banderole bleue écrite en caractères...

 

Lire la suite sur le site du Monde

http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2017/08/07/le-laos-nouvelle-frontiere-chinoise_5169555_3216.html

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:)

 

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