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Les burgers aux insectes arrivent en Europe : faut-il se laisser tenter ?

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Bizarrement, en Thaïlande, mentionnée dans cette article, les insectes sont consommés comme des cacahuètes ou snacks, pas comme base à des plats élaborés du type burgers. Il existe là, peut-être un créneau.

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Depuis ce midi, des burgers et des boulettes confectionnés avec des insectes sont en vente en Suisse. Une première en Europe. Les Nations Unies approuvent la démarche, jugée bonne pour le développement durable et de nature à nourrir 9 milliards d’humains d’ici 2050. Pas si simple, tempèrent les services sanitaires français.

Oubliez les cheese-burgers, les Long giant bacon et autre Big-Mac. Depuis ce lundi 21 août, Coop, la deuxième chaîne de supermarchés en Suisse, propose des burgers aux insectes dans sept de ses magasins : à̀ Genève, Lausanne, Bâle, Berne, Winterthour, Zürich et Lugano, ainsi que chez [email protected]

Confectionnés par la start-up Essento, les burgers contiennent des vers de farine, mais aussi du riz et des légumes (carottes, céleri, poireaux) et des épices (origan, chili). Coop distribue également des boulettes à base de vers de farine, mélangés à des pois chiches, des oignons, de l’ail et des épices.

 

Les préparations à base d'insectes de la star-up Essento sont vendus dans sept supermarchés suisses. Les préparations à base d'insectes de la star-up Essento sont vendus dans sept supermarchés suisses. | Essento

 

Une première en Europe

Le 1er mai, la Suisse a été le premier pays du Vieux Continent à autoriser la vente de produits alimentaires contenant des insectes, en l’espèce les vers de farine (tenebrio molitor), les grillons domestiques (acheta domesticus) et les criquets migrateurs (locusta migratoria). L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (Osav) a posé quelques restrictions : les insectes doivent provenir d’un élevage, avoir subi un traitement contre les germes végétatifs et avoir été surgelés. Le but étant d’écarter toute contamination potentielle par des pesticides, des parasites, des staphylocoques, des ténias nains ou des spores du botulisme.

Bons pour le développement durable

« L’utilisation d’insectes en tant que denrée alimentaire a beaucoup d’avantages : leur intérêt culinaire est élevé, leur production économise les ressources de la planète et leur profil nutritif est riche », assure Christian Bärtsch, cofondateur d’Essento, sur le site de Coop. Selon une étude de 2012, « les vers de farine participent de manière beaucoup moins importante que d’autres aliments au réchauffement climatique: 2 fois moins que le lait, 2,5 fois moins que la viande de porc, 1,8 fois moins que le poulet et 8,5 fois moins que la viande de bœuf. »

 

Selon la FAO, les insectes pourraient nourrir 9 milliards d'humains en 2050. Selon la FAO, les insectes pourraient nourrir 9 milliards d'humains en 2050. | Pixabay.com

 

Un tiers des humains en mange déjà

Alors prêts à sauter le pas ? Pas si sûr. Au printemps, 9 % des Suisses se déclaraient prêts à imiter les candidats de l’émission de téléréalité Koh Lanta. « Mangez des insectes. Les insectes sont en abondance, ils sont une source riche en protéines et en minéraux », encourageait pourtant l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) lors de la présentation d’un rapport consacré au sujet en 2013.

Un tiers de la population mondiale en consomme déjà, du Congo à la Thaïlande, en passant par le Chiapas, au Mexique. La FAO concluait : « D’ici 2030, plus de 9 milliards de personnes devront être nourries, tout comme les milliards d’animaux élevés chaque année », alors même que « la pollution des sols et de l’eau dus à la production animale intensive et le surpâturage conduisent à la dégradation des forêts ».

Réticences en France

 

À quand les steaks de grillons en France ? Pas tout de suite, si l’on en croit, toutefois, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses). Dans une étude réalisée en avril 2015, en collaboration avec l’unité d’entomologie fonctionnelle et évolutive de l’université de Liège (Belgique), l’Anses pointait des riques d’ordre chimique (venins), allergènes, biologiques (virus, parasites) et physiques (risque d’avaler les parties dures de l’insecte). L’Anses recommandait enfin d’encadrer les « conditions d’élevage et de production [afin de] garantir la maîtrise des risques sanitaires ».

 

http://www.ouest-france.fr/insolite/les-burgers-aux-insectes-arrivent-en-europe-faut-il-se-laisser-tenter-5198715

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BANGKOK 27 janvier 2022 16:29
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