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Un tribunal britannique considère que la police anglaise n'a pas respecté la loi dans l'affaire des deux Birmans condamnés à mort à Koh Tao

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Suite de cette affaire

 

 

L'Agence nationale pour la criminalité au Royaume -Uni (similaire au FBI ou au DSI en Thaïlande) a été obligée d'admettre qu'elle a agi illégalement lorsqu'il a donné des informations à la police thaïlandaise. Ce qui a aidé à envoyer deux hommes dans les couloirs de la mort pour avoir assassiné deux routards britanniques.

La NCA a fourni des preuves et des informations sur les enregistrements téléphoniques aux enquêteurs en Thaïlande suite aux meurtres en septembre 2014 de Hannah Witheridge, 23 ans, et David Miller, 24 ans, sur l'île de Koh Tao.

Zaw Lin et Wai Phyo, deux ressortissants birmans, ont été reconnus coupables des meurtres en 2015 après un procès que le groupe pour les droits de l'homme Reprieve a déclaré injuste. Ils font face à l'exécution par injection létale, et prétendent avoir été torturés.

Hannah Witheridge et David Miller ont été tués à Koh Tao, ile où l'on parle d'implication mafieuse sous une façade paradisiaque

Mardi, le haut tribunal de Londres a jugé la NCA coupable après une plainte déposée par les avocats de Lin et Phyo.

L'affaire est controversée parce que le gouvernement s'oppose à la peine de mort à l'étranger. En conséquence, il existe des restrictions quant à l'aide apportée par les forces de l'ordre britanniques à la police à l'étranger dans les cas où des suspects peuvent être mis à mort.

L'ordonnance de la haute juridiction a déclaré que cinq fois la NCA a violé les règles gouvernementales visant à empêcher les forces de l'ordre du Royaume-Uni d'aider par inadvertance les violations des droits de l'homme à l'étranger.

À la suite des meurtres, la NCA a transmis les données de localisation du téléphone de Miller à la police thaïlandaise, ce qui a permis aux procureurs de dire que les suspects étaient dans la même région que leur prétendue victime.

La NCA a admis que le partage de données était illégal, tout comme la transmission d'autres documents.

L'ordonnance du tribunal a également déclaré que la NCA a ignoré la procédure à suivre dans le cas de partage d'information avec une police étrangère.

L'ordonnance continue: "Une autorisation ministérielle est requise pour toute aide qui pourrait directement ou significativement contribuer à l'utilisation de la peine de mort". La NCA a reconnu devant les tribunaux qu'il était nécessaire de consulter les ministres. Ce qui n'a pas été fait.

Reprieve a déclaré que les preuves et les renseignements ont été utilisés de manière sélective contre Lin et Phyo, et que le matériel de la NCA aurait pu mettre en cause d'autres suspects, ce qui aurait pu renforcer le dossier de la défense. Cependant, ces information n'ont pas été transmises à la défense.

Maya Foa, directrice de Reprieve, a déclaré: "Il est assez grave que la NCA a confié secrètement des éléments de preuve pour aider à obtenir des peines de mort dans un pays connu pour les procès injustes et la torture. Mais ils admettent maintenant qu'ils l'ont fait de façon illégale, sans penser que leurs actions pourraient contribuer à une erreur judiciaire grave avec deux hommes maintenant confrontés à une exécution.

"La coopération du Royaume-Uni avec la police et les forces de sécurité étrangères devrait être ouverte et transparente. Les organismes gouvernementaux ne devraient pas être amenés devant les tribunaux pour que le public sache comment la police dépense son argent."

Les avocats de Lin et Phyo ont déclaré au tribunal que les données du téléphone de Miller étaient "les seules données utilisées par la poursuite lors du procès [du meurtre]".


https://www.thaivisa.com/forum/topic/999408-uk-police-broke-law-in-case-of-british-backpackers-murdered-on-koh-tao/

 

De toute façon, les informations données par les Anglais n'ont de valeur que si elles correspondent avec celles recueillies en Thaïlande (grâce aux relevés téléphoniques on peut savoir que X se trouvait au même endroit que les Anglais au même moment). Cependant, tout le monde reconnait que, du côté de la police thaïlandaise, l'enquête a été menée en dépit du bon sens et qu'il n'y a rien de solide dans le dossier. Il faudrait publier les vrais relevés des positions des téléphones (opérateurs thaïlandais) de toutes les personnes impliquées dans l'affaire.

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BANGKOK 27 novembre 2020 06:59
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